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> 150 après, la théorie de Darwin est toujours sur la sellette. <
Publiée le 10/26/2008 Par Xavier Quentin
Cent cinquante ans après la parution du livre majeur de Charles Darwin (1809-1882), L’Origine des espèces1 (1859), qui fut l’acte de naissance de la théorie de l’évolution, force est de constater que la hache de guerre n’est pas enterrée, loin de là, entre darwiniens et antidarwiniens. La parution récente de nombreux ouvrages en provenance des deux « camps » en est l’illustration. Citons notamment Pour en finir avec Dieu2, le pamphlet à succès de Richard Dawkins, éminent professeur à Oxford et « leader » des darwiniens. Et du côté des antidarwiniens, le livre somme de Jean Staune, Notre existence a-t-elle un sens ?3 s’impose lui aussi comme un gros succès de librairie. Le public suit toujours avec passion ces débats dont les enjeux ne lui échappent pas.

Il ne s’agit pas ici d’évoquer l’activisme puissant et parfois - hélas - les victoires politiques de divers mouvements créationnistes, en particulier américains, qui n’ont aucun rapport avec la science, puisqu’ils se fondent sur une lecture littérale de la Bible pour nier l’évolution. En revanche, tous les scientifiques sérieux, croyants ou non croyants, regardent évidemment l’évolution des espèces comme un fait scientifique indiscutable. Mais ils restent profondément divisés sur un point crucial : l’explication du mécanisme de cette évolution.

1 - Faiblesse des antidarwiniens

Pour les darwiniens (Richard Dawkins, Stephen Jay Gould, …), l’évolution est le résultat d’une longue succession de mutations génétiques aléatoires triées par la sélection naturelle. Il s’agit là s’une explication dite « matérialiste », qui exclut de fait toute idée de dessein, et s’oppose à la croyance en un Dieu créateur. Mais les antidarwiniens (Michael Denton, Jean Staune, …) récusent cette explication. Pourquoi ? Parce que l’édification des organes infiniment complexes du monde vivant par le hasard aveugle des mutations génétiques ne leur paraît pas crédible, de bonne fois. Il reste que la grande faiblesse des antidarwiniens, est de ne disposer d’aucune théorie alternative, sauf à invoquer un Dieu rivé aux manettes de l’évolution ! De fait, ils se font accuser de créationnisme inavoué par les darwiniens, car refuser de croire au « hasard », n’est-ce pas sous-entendre l’action, directe ou indirecte, d’un « créateur » ? La chose est difficile à nier en effet, et d’ailleurs certains antidarwiniens, comme Jean Staune, ne cachent pas leur croyance en Dieu, car - faut-il le rappeler ? - le déisme n’est pas un délit, même pour un scientifique…

Néanmoins, le dogme salutaire de la séparation de la science et des religions (et plus généralement des croyances) a fait fortune, et les darwiniens ont beau jeu d’affirmer aux antidarwiniens : « Vous avez le droit de croire, mais il vous est interdit de mêler vos croyances à la science. En tant que personne privée, on peut croire en Dieu,  mais en tant que scientifique on n’a pas d’autre choix que de croire à la théorie darwinienne, seule théorie scientifique en la matière » Cette tolérance apparente des darwiniens cache en vérité une hypocrisie. Il faut être clair : la théorie darwinienne exclut irrémédiablement l’hypothèse de Dieu, car on voit mal ce qui pourrait subsister du concept de Dieu si l’existence des êtres vivants (et donc de l’homme) ne lui doit rien…

Ainsi donc, si la théorie darwinienne est vraie, alors Dieu n’existe pas : voilà ce que bon nombre de darwiniens n’osent pas dire clairement, pour ne pas apparaître politiquement incorrects, tandis que dans le même temps, la plupart des antidarwiniens critiquent à mots couverts la théorie darwinienne sans oser avouer que si les êtres vivants ne sont pas là tout à fait par hasard, c’est qu’il y a « quelque chose » et que ce « quelque chose » ressemble beaucoup à ce que l’on appelle communément « Dieu ». L’opposition est donc frontale, mais personne n’ose l’afficher clairement, peut-être de peur de déclencher une nouvelle guerre de religion… Il est permis d’espérer toutefois que la sagesse moderne nous évitera aisément ce genre d’écueil.

2 - Faiblesse de la théorie darwinienne


Si les antidarwiniens sont dans une position très inconfortable en raison de l’absence de théorie alternative, la théorie darwinienne, a elle aussi une grande faiblesse : elle n’est qu’une théorie ! Certes, l’évolution est un fait incontestable, mais l’explication darwinienne de cette évolution (mutations hasardeuses et sélection naturelle), demeure, elle, une hypothèse, il convient de le rappeler avec force. Aucune expérience n’a jamais prouvé qu’une succession de mutations purement aléatoires pouvait produire des organes sophistiqués. Prétendre que les mutations spontanées observées dans la nature ou dans les laboratoires sont totalement hasardeuses n’est qu’une affirmation, une profession de foi matérialiste, mais non une preuve scientifique. Sans quoi les antidarwiniens baisseraient les armes et deviendraient darwiniens par la force des choses.

Pourquoi ne pas imaginer une expérience permettant de trancher ? L’ADN est-il réellement une pâte à modeler magique pouvant engendrer des organes structurés par une succession de déformations hasardeuses, et ce en des délais très courts (en termes de probabilités), ainsi que l’affirment les darwiniens ? Il paraît de fait envisageable de tester cette hypothèse en laboratoire. Comment ? En soumettant l’ADN de quelques espèces à des mutations artificielles aléatoires par le biais de manipulations génétiques. Un « hasard contrôlé », en quelque sorte, où les généticiens jettent les dés, puis effectuent eux-mêmes les mutations sur l’ADN, en fonction des numéros sortis. Le but étant de comparer les résultats obtenus avec ceux des mutations spontanées observées dans la nature… Il y aurait une réflexion passionnante à creuser pour mettre au point ce type d’expérience. Si toutefois il se trouve des généticiens jugeant utile d’y réfléchir. Car faute d’une expérience significative, seul juge de paix en matière de science, la théorie de Darwin risque d’empoisonner encore bien longtemps les rapports entre darwiniens et antidarwiniens, et de rester une éternelle pomme de discorde au sein de la communauté scientifique, comme de la société en général…

Xavier Quentin4

1 Charles Darwin, L’origine des espèces, Flammarion, 1999.
2 Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, 2008.
3 Jean Staune, Notre existence a-t-elle un sens ?, Presses de la Renaissance, 2007.
4 Xavier Quentin, L'évolution est-elle l'oeuvre de Dieu ? : Dialogue scientifique et philosophique, Editions JMG, 2008.
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Sortir du champs pico-nanique d'investigation des biologistes.
Par Alcyon, Date: 12/6/2008
"Le hasard est un âne attelé au bras d'un moulin à huile, certains en déduisent qu'il a inventé l'huile et le moulin"
La sélection naturelle est un couperet, une sanction. Peut-on gratifier la guillotine du qualificatif de moteur, comme le font les tenants de la théorie aléagénétique?
Réfuter une théorie indigente ne signifie pas qu'on sorte du champ de la réflexion scientifique.
Je vous conseille le blog "SciencevuedeSirius" sur OverBlog.
Mutations viables spontanées versus Mutations viables artificielles et mutations viables spontanées
Par Costagliola, Date: 1/28/2009
1. Si le taux de mutations viables spontanées est de 2 sur 20 (1/10) mutants et que les mutants sont 80 % des embryons
et si le taux expérimental sur cent mutés artificiellement est du même ordre il sera de 10 % + 2 % des 20 mutés spontanément parmi les mutants artificiels.
2. Les mutations spontanées sont provoquées par des agents physicochimiques de l'environnement ; les mutations provoquées ne sont pas fondamentalement différentes ni par leur origine, ni par le moded'action de l'agent mutant
3. Que le filtre fixant le taux des mutations viables sur l'ensemble des mutants soit fixé par le hasard ou par Dieu (ou un être intermédiaire) pourquoi agirait-il diféremment dans les deux lots.
On devrait trouver entre 10 et 12 %, légèrement supérieur au taux normal, et l'on ne pourra rien conclure.
Cordialement;
Jacques Costagliola, médecin
Réponse à Jacques Costagliola
Par Xavier Quentin, Date: 2/4/2009
Cher Monsieur Costagliola,

Vous avez parfaitement raison de relever cette difficulté que Giuseppe n’a semble-t-il pas vue lors de son exposé. En effet, dans un lot de 100 embryons (de mouches, par exemple) issus de mutations artificielles, celles-ci s’ajoutent éventuellement à des mutations spontanées. Et donc, sur ces 100 embryons, on se retrouve avec :

- 80 embryons comportant une mutation artificielle (et aucune mutation spontanée)
- 18 embryons comportant une mutation artificielle + une mutation spontanée non viable
- 2 embryons comportant une mutation artificielle + une mutation spontanée viable

Mais au fond, ce qui importe dans cette expérience, pour qu’elle soit décisive, ce n’est pas la comparaison précise entre le taux de viabilité des mutations artificielles et celui des mutations spontanées, car de toute façon il paraît bien difficile de connaître ce dernier chiffre avec précision. (les chiffres ci-dessus sont de simples ordres de grandeur). Non, ce qui compte fondamentalement, c’est l’ordre de grandeur du taux de viabilité des mutations artificielles : est-il par exemple supérieur à 5% ou inférieur à 0.5 % ? Dans le premier cas, c’est peut-être un taux suffisant pour que l’évolution de l’ADN par pur hasard soit possible. Dans le deuxième cas (ce que je subodore), c’est parfaitement insuffisant. On ne pourrait alors attribuer le mécanisme de l’évolution exclusivement à des mutations génétiques hasardeuses, dans la mesure où leur taux d’échec serait trop massif et ne correspondrait assurément pas au taux naturel…
Quoi qu’il en soit, la petite perturbation provoquée par les mutations spontanées lors de cette expérience ne changera en rien l’ordre de grandeur du taux de viabilité obtenu pour les mutations artificielles. En particulier, si ce taux est très faible, cela prouvera que la viabilité des embryons mutés artificiellement aura été ruinée par le hasard, qu’ils aient ou non subi par ailleurs une mutation spontanée.

Je vous remercie beaucoup pour votre lecture attentive de mon livre. De mon côté, je n’ai pas encore lu vos ouvrages, mais j’ai beaucoup apprécié votre article intitulé "Plaidoyer pour une métabiologie dualiste", dont je partage complètement les vues.

Avec mes sentiments les plus cordiaux,

Xavier Quentin
Email : xquent@hotmail.com
Réponse à Alcyon
Par Xavier Quentin, Date: 2/4/2009
J’ai lu l’article intitulé "Le hasard et la théorie darwinienne de l'évolution" (sur le site : http://sciencevuedesirius.over-blog.com/), que j’ai trouvé très intéressant et auquel je souscris pleinement. Mais entre l’auteur de l’article qui affirme avec une très forte conviction : « On le sait, le hasard est incapable d'élaboration, les mathématiques le disent. Quant à la sélection naturelle, que l'on qualifie aussi de moteur, comment peut-elle élaborer le vivant? La sélection naturelle est une sanction, un système d'élimination, non un moteur d'élaboration. » et Richard Dawkins qui prétend avec non moins de conviction que : « la sélection naturelle est un processus cumulatif qui décompose le problème de l'improbabilité en petits éléments. » ("Pour en finir avec Dieu", p.129), entre ces deux points de vue radicalement opposés, lequel doit-on croire ?
Puisque tous les trésors d’argumentation de ceux qui ne croient pas au pouvoir créatif du couple hasard/sélection naturelle n’arrivent pas à convaincre ceux qui y croient et réciproquement, il serait donc très utile de mettre au point des expériences pour trancher ce débat. Car « Les expériences ont bien plus de force pour persuader que les raisonnements. » (Pascal)

Cordialement,

Xavier Quentin
Email : xquent@hotmail.com
darwinisme et existence de Dieu
Par Mericskay, Date: 3/5/2009
Bonjour,
je suis bioologiste à lInserm et je précise tout de suite que je ne travaille pas dans le domaine de l'évolution mais je m'y intéresse comme tout scientifique.Pour vous imiter, je vais aussi commencer par me positionner dans le domaine de la foie.,Je précise aussi que je suis non croyant de niveau 5-6 pour faire référence à gamme de Dawkins que vous avez évoqué.
Je n'ai pas (encore) lu votre livre mais je voudrais rebondir sur votre phrase:
"Il faut être clair: la théorie darwinienne exclut irrémédiablement l’hypothèse de Dieu, car on voit mal ce qui pourrait subsister du concept de Dieu si l’existence des êtres vivants (et donc de l’homme) ne lui doit rien…"
Je ne suis pas tout a fait d'accord. De même qu'aucune théorie ne peut prouver l'exsitence de Dieu, aucune théorie au monde ne peut l'exclure la théorie de Darwin comprise.
En ce qui concerne l'évolution et la théorie de Darwin, il faut rappeler que le vivant ne représente qu'une infime partie de l'univers. C'est une forme particulière d'organisation de la matière qui consomme de l'énergie pour maintenir cette organisation et pour la répliquer. Définition certe minimaliste mais qui se tient. A ce titre le vivant pourrait reposer théoriquement sur un autre support que l'ADN si ce support avait les mêmes propriétés.
Dieu,en tant qu'entité métaphysique, est bien au delà du simple domaine du vivant. Si une telle entité existe,comme le pense les croyants, qu'est qui empêcherait cette entité d'être à l'origine d'un univers qui aboutit au vivant et à l'évolution du vivant via le hasard. Pourquoi une telle entité devrait absolument "vouloir" créer des "organes intelligents" pour reprendre votre expression (je ne vois pas en quoi ils sont intelligents d'ailleurs, ils sont fonctionnels). Pour moi ce qui me semble improbable c'est qu'une telle entité soit aussi dirigiste qu'elle "veuille créer" l'oeil et ceci passant par des millions d'années d'évolution. Je sais, la volonté de Dieu est impénétrable.. Mais tout de même, mon point est qu'un Darwinien "croyant" au mécanisme de mutations aléatoires et de la sélection naturelle reste libre si le souhaite de "croire" en une entité métaphysique supérieure.

Quant aux calculs sur les taux de mutation, franchement,ils me paraissent un peu artificiels. Ce que je peux vous dire, c'est que la mutagénèse aléatoire est pratiquée depuis longtemps en laboratoire, sur la mouche par exemple et peut générer des milliers de variants viables avec par exemple 2 paires d'ailes ou des pattes à la place des antennes pour citer les mutation homéotiques les plus connues, mais si vous les relachez dans la nature vous aurez une vision assez rapide de ce qu'est la sélection naturelle, qui sera drastique. Cependant nombre de ces mutations seront silencieuses ou hypomorphes ou n'affecteront pas la survie. Et si on en relachait un nombre très élevé, certains de ces mutants survivraient et la mutation se diffuserait. On comprend ainsi pourquoi les mutations naturelles ne peuvent intervenir qu'à petites doses et de manière cumulatives sur plusieurs générations. On ne réalisera jamais en laboratoire d'expérience qui va de la bactérie unicellulaire à l'eucaryote pluricellulaire doté d'organes fonctionnels, non pas parce qu'on ne pourra pas générer des mutations en accéléré mais parce qu'on ne pourra jamais complètement simuler la sélection naturelle en accéléré. Les laboratoires peuvent néammoins proposer des expériences plus réalistes et aucune à ce jour ( à ma connaissance) ne contredit la théorie de la mutation/sélection, à défaut de la prouver. Mais vous devez le savoir, la science avance ainsi, on ne prouve jamais qu'une théorie est vraie, on peut seulement prouver qu'une théorie est fausse si on obtient des données qui la contredisent.
J'espère que vous pardonnerez l'excessive généralité et de mes propos, et peut-être leur banalité. En tout cas, je suis d'accord avec vous, le débat sur l'évolution est inépuisable mais passionnant. Et cela poussera les scientifiques au "design intelligent" de nouvelles expériences....
Bien cordialement
M. Mericskay

affreuses fautes d'othographe
Par Mericskay, Date: 3/5/2009
mon texte est tellement plein de fautes d'othographe, que je dois m'en excuser. Ecrit trop vite
Réponse à M. Mericskay
Par Xavier Quentin, Date: 3/6/2009
Cher Monsieur Mericskay,

Je vous remercie beaucoup pour votre réaction très développée.
Je tiens également à vous préciser d’emblée que je ne suis pas du tout un spécialiste de Dieu ! Pour résumer très rapidement le fond de ma pensée à ce sujet, je dirais simplement que les organes du vivant me semblent trop intelligemment conçus (c’est ce que j’entends par « intelligents ») pour résulter d’un mécanisme aveugle (mutations/sélection). Ils me paraissent donc devoir leur existence pour partie à quelque forme de pensée. Et cette énigmatique pensée, sans laquelle je ne peux avoir de vision cohérente de l’univers mais dont pourtant je ne peux rien dire de plus, voilà ce que je désigne sous le terme de « Dieu », bien qu’il soit quelque peu galvaudé. Pour vous donner un très bref aperçu de cette « vision cohérente de l’univers » qui est la mienne à ce jour, je me permets de citer ci-après une autre réaction d’un chercheur à mes articles, et la réponse que je lui ai faite :


Sa réaction :

« Vos propos, qui s'opposent, à mon avis avec justesse, à la thèse du hasard absolu, ne me semblent nécessairement opposées à toute forme de darwinisme. Une fois admise la sélection naturelle, et, si on l'admet, on admet une forme de darwinisme, reste que l'on peut dire, soit qu'elle explique tout (darwinisme "absolu", dont je ne suis pas), soit qu'il y a (largement) place pour d'autres mécanismes généraux de l'évolution (position que j'ai toujours défendue). Bref on peut être darwinien sans faire de la sélection naturelle un dogme !
Quant à la question de Dieu, je pense qu'elle sort du cadre scientifique et qu'il faut arrêter de vouloir utiliser des données factuelles (matérielles) pour défendre ou réfuter l'existence de Dieu. Pardon ! »

Ma réponse :

« Merci pour votre réponse. Je n’ai pas encore lu vos ouvrages (mais j’entends bien y remédier) et je ne connais donc pas le détail de votre pensée. En particulier, j’ignore ce que vous mettez derrière le concept de « hasard absolu » et ce qui, d’après vous, s’y oppose. Pour ma part, je distingue trois types de phénomènes disjoints :

1) Le hasard absolu : celui qui semble ressortir de la mécanique quantique, mais dont l’existence est hypothétique (et improuvable d’ailleurs, je le montre dans mon livre).

2) Le déterminisme : celui, bien connu, des lois de la physique. Il est bien connu également qu’une somme de phénomènes déterministes produit souvent un hasard apparent, un faux hasard, comme dans le cas du jet de dé.

3) Le phénomène de la pensée ( = la production d’Idées), qui confère à l’homme sa liberté, et qui recèle par conséquent une part créatrice laquelle n’est réductible ni au déterminisme, ni au hasard (jusqu’à preuve du contraire, c’est tout l’objet du chapitre que je consacre à la liberté).

Donc, ce qui pour moi distingue la pensée des phénomènes déterministes (et du hasard, absolu ou apparent), c’est qu’elle peut produire des Idées, des structures « intelligentes ». Par conséquent, il me semble que là où l’homme est capable de discerner des structures « intelligentes » telles que les organes du vivant, il peut en inférer qu’elles sont issues d’une forme de pensée, puisque le déterminisme (mutations/sélection) est incapable de produire des Idées…
Mais comment appeler cette forme de pensée créatrice dont il me paraît légitime de supposer l’existence ? Elle ressemble tellement à ce que l’on a coutume d’appeler « Dieu », que je ne rechigne pas à utiliser ce terme, malgré son lourd « passif ». Toutefois, ce terme ayant acquis une telle connotation morale, laquelle est a priori absente de la forme de pensée en question, que je consens volontiers à en éviter l’emploi.
Nous pouvons donc abandonner le mot, mais la chose reste… La chose, c’est-à-dire l’hypothèse d’une pensée créatrice ayant sa part dans les structures du vivant (aux côtés des processus de mutation/sélection dont je ne nie pas l’importance). Et je persiste à penser, comme Dawkins d’ailleurs, que la science n’a pas à avoir de tabou et ne peut exclure a priori de se poser la question de l’existence d’une telle pensée, si les explications purement mécanistes (déterminisme + hasard) s’avèrent insuffisantes. Au moins sur un plan théorique, car l’existence d’une pensée n’est pas en effet matériellement mesurable. Le seul appareil de mesure de la pensée, c’est la pensée elle-même… »


Pour de plus amples développements, je ne peux que vous renvoyer à mon livre… En particulier vous pourrez trouver tout le détail sur l’expérience de mutations aléatoires forcées, proposée par Giuseppe, le personnage principal du livre. A ce propos, vous affirmez que « la mutagénèse aléatoire est pratiquée depuis longtemps en laboratoire ». Pourriez-vous me donner des références précises à ce sujet ? Ceci m’intéresse évidemment au plus haut point…

Bien cordialement,

Xavier Quentin
xquent@hotmail.com
darwiniens et antidarwiniens
Par jean levant, Date: 3/21/2009
Je vous remercie et vous félicite pour la clarté et le sang-froid qu'exprime votre article sur ce sujet qui en est le plus généralement dépourvu. Le point central, comme vous l'indiquez avec lucidité, est évidemment que la théorie de Darwin exclut de fait Dieu (ou quel que soit le nom qu'on lui donne)de la biologie et rend son utilité à peu près nulle pour notre espèce (et les autres!). Si la théorie de Darwin était démontrée, ce serait pour de bon cette fois la mort de Dieu. Mais tant qu'elle ne l'est pas, il serait pour le moins prudent d'éviter de l'annoncer comme le nouvel évangile et de permettre l'exploration scientifique d'autres théories de l'évolution.
Cordialement.
Réponse à Jean Levant
Par Xavier Quentin, Date: 3/26/2009
Cher Monsieur,

Je vous remercie à mon tour pour votre aimable commentaire. Vous avez raison, l’évolution reste un sujet très sensible et qui suscite souvent des réactions émotionnelles excessives, là où une calme réflexion serait plus appropriée. Les raisons d’une telle émotivité, d’une telle susceptibilité, sont bien compréhensibles. Les conceptions que les personnes (scientifiques ou non) se font de l’évolution engagent nécessairement leurs convictions philosophiques ou religieuses les plus profondes, sur lesquelles elles bâtissent plus ou moins leur vie. Ce n’est pas rien !

Dans un tel contexte, les agnostiques, ceux qui s’interrogent sans affirmer, ceux qui prennent acte de leur ignorance, sont évidemment beaucoup plus sereins. La prudence recommande donc, non pas forcément d’être agnostique (d’un point de vue religieux), ou d’un scepticisme scientifique absolu (« On ne peut rien savoir. »), mais du moins de rester modeste quant à notre capacité à décrypter ce phénomène infiniment complexe qu’est l’évolution…

Bien cordialement,

Xavier Quentin
et lamarck ?
Par heliogabale, Date: 10/11/2009
Bonjour,
Cette article est certes de qualité mais vous oubliez volontairement où non de cité l'approche lamarckiste sur la question de l'évolution. On peut le regretter car ce vide laisse penser que les théories fonctionnent uniquement en négatif, en opposition parfaite l'une à l'autre. (darwin vs dieu)
cordialement,
damien
LE DARWINISME est deja enterre par H.Y
Par Hatem , Date: 5/14/2010
Salam,

Si vous doutez encore de la mort definitive du darwinisme il faut lire et voir les travaux de HARUN YAKYA qui ont demontre scientifiquement que la theorie du darwinisme est un NON SENS.

Et j'ajoute qu'il a defie les plus grands scientifiques ou pseudo qui deffendent encore le darwinisme et aucun n'a accepte de faire un debat televise avec lui...

C'est la nouvelle realite scientifique mais peu connue car elle enterre le darwinisme definitvement et derriere ...il y a des grands enjeux eco , politques, ideologiques etc...

Cordialement
Hatem
LE DARWINISME est deja enterre par H.Y
Par Hatem , Date: 5/14/2010
Salam,

Si vous doutez encore de la mort definitive du darwinisme il faut lire et voir les travaux de HARUN YAHYA qui ont demontre scientifiquement que la theorie du darwinisme est un NON SENS.

Et j'ajoute qu'il a defie les plus grands scientifiques ou pseudo qui deffendent encore le darwinisme et aucun n'a accepte de faire un debat televise avec lui...

C'est la nouvelle realite scientifique mais peu connue car elle enterre le darwinisme definitvement et derriere ...il y a des grands enjeux eco , politques, ideologiques etc...

Cordialement
Hatem
https://disqus.com/by/u4fifa/
Par u4fifa, Date: 6/7/2016
Not that I know of.
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